PACIFIC RIM – La Critique

Dans un futur proche, des monstres gigantesques (les Kaijus) surgissent d'un portail situé au fond de l'Océan Pacifique et ravagent la planète : pour les combattre, l'humanité construit des robots guerriers géants (les Jaegers) contrôlés chacun par un duo de pilotes via une technologie révolutionnaire. Sous la direction du charismatique Marshall Pentecost (Idris Elba), la tête brûlée Raleigh (Charlie Hunnam), qui a perdu son frère au combat, va faire équipe avec la mystérieuse Mako (Rinko Kikuchi) pour piloter le robot Gipsy Danger dans un baroud d'honneur pour mettre un terme définitif à la menace Kaiju.


"Pacific Rim" était l'un des films estivaux les plus attendu de l'été. Guillermo Del Toro nous proposait ici un film d'un genre nouveau, inhabituel dans sa filmographie, novateur pour le cinéma hollywoodien. En effet Pacific Rim est un genre de film présentant des combats entre monstres colossaux (avec des Kaiju) très prisé par le cinéma japonais (au mieux) voir asiatique en général. C'est un genre de spectacle auquel Hollywood ne s’est jamais vraiment intéressé ... jusqu’à présent.

La pâte Del Toro

On pouvait donc craindre le pire avec ce film. Un Transformers à la sauce Nippone ridicule, mais voila, il ne faut pas oublier que nous avons un maître du cinéma derrière la caméra, un certain, Guillermo Del Toro.
C'est donc un film haut en couleur qui nous été présenté, un hommage aux allures de mélange des genres qui se fait surtout dans les noms, avec pour commencer, une dédicace au film de Kaiju issus de la culture japonaise, ces célèbres monstres marins tout droit sorti du Pacifique et mesurant plus de 70 mètres de haut et les Jeaggers (chasseurs en allemand).

Pour le reste, c'est du kinri !!! le mode typique ou le héros est encore une fois le « dernier espoir de l’humanité face à une apocalypse grandissante et inévitable ».

Point positif tout de même, on reste loin du sur-affichage des valeurs Kinri (USA, USA, USA !!!), dans la même ligné que World War Z, la vision du blockbuster est surtout global. Tout les pays sont concernés, Les protagonistes sont de divers nationalités et les lieux (essentiellement Asiatiques) rappellent pour le coup que c'est bien "le monde" VerSus les envahisseurs.

Ça sent donc bon, très bon ... dés le départ !!!

Le film en lui même

L'histoire est assez simple, oui !! Ses enjeux et ses personnages demeurent simplistes sur la forme, construits à partir d'une seule idée (sauver le monde), un film d'action/sf assez "classique" dans le fond.

Ce film est conçu pour que le spectateur mange son pop-corn frénétiquement au rythme d'une action quasi discontinue. Au niveau du rythme, on se retrouve tout de suite au cœur de l'action après peut être quoi : cinq minutes d'une phase d'explications !? Pas forcement une mauvaise idée quand on voit que les introductions dans ce genre de film (motivation et personnalité des protagonistes) sont souvent peu convaincantes dans les blockbusters aujourd'hui (il y a des exeptions hein ^^).

On ne va pas se mentir, niveau scénario, il n'y a rien de révolutionnaire mais ça reste quand même bien écrit dans l'ensemble même si et on décèle quelques impasses scénaristiques ici et la.

Ajoutons à cela des performances d'acteur en retrait sur l'ensemble du casting sauf peu être Idris ELBA, Ron Perlman ( ces apparitions sont juste énorme !!!) et Charlie Day ( Une interprétation du même acabit qu'un Simon Pegg dans Star Treck) qui fond le Boulot. Charlie Hunnam (qui m'a salement fait penser à Channing Tatoum, surtout au niveau de la dégaine) était correct dans l'ensemble même s'il me donnait parfois l'impression de récité sont texte plutôt que de l'interpréter. Rinko Kikuchi était moyenne, Rob Kazinsky en bon rival, Max Martini en bon père, sans plus. Bref ces défauts (si on peut parler de défauts sérieux !) sont vraiment minimes car C'est finalement les robots qui ont le plus beau rôle !

La psychologie dans tout ça ???

Thor, Iron Man, Man Of Steel, The Dark Knight Rises. Dans chacun de ses films nous avons énormément de passage à vide avant d'atteindre un climax de malade. vous savez, ces moments ou le personnage central est psychologiser au Max, recherchant souvent l'image du père ou de l'être aimé, un moment de doute qui le rend vulnérable, touchant. On le voit notamment dans Dark Knight, Man Of Steel ou encore et surtout Wolverine ou nous avons au moins une heure de vide psychologique, bénéfique (ou pas), on s'en moque, le vide et la longueur sont la ! Et ils ne plaisent pas à tout le monde !

Dans Pacific Rim, ces passages ne sont affichés que par parcimonie, laissant place à au moins trois ou quatre grandes scènes de combat "Jaegers vs Kaiju" de 15 à 30 minutes, une séance d'arts martiaux opposant Raleigh (Charlie Hunnam) et Mako (Rinko Kikuchi). le tout au début au milieu du film !!! Pas seulement UN PEU LA et à la fin comme c'est le cas dans beaucoup de productions aujourd'hui.

Autre point important, le nucléaire : la bombe atomique ne terrorise plus. Au contraire ! Elle sauve l'humanité.

Le Méxicain à réalisé son film sans jamais oublier pourquoi le spectateur a payé sa place et surtout une paire lunettes 3D. Cependant, au delà de cette idée, il ne s'attarde pas sur la raison initiale de ce film, il à aussi l'intelligence de ce poser des questions sur l'interconnexion de deux êtres, les bouleversements biotechnologiques à venir etc ... Nan sérieusement c'est Très carré !!!

Oser la démesure (mais SALEMENT !!!)

Par contre, la où le film est énorme c'est grâce à tous les petits clins d’œil aux œuvres Japonaises du genre subtilement empruntée par Guillermo Del Toro pour le film , quand les robots de Transformers mesurent la taille d'une maison, Pacific Rim nous offre des Jaegers et des Kaiju hauts comme des gratte-ciels.

Des éléments incroyable pour nous sont de jouets pour eux, notre cerveau les traduis donc autrement. Une baie est un flaque d'eaux, un conteneur devient un lourd bâton de Kendo !!!

Finalement, la prouesse du Mexicain réside dans sa capacité à rendre visible cette démesure.

Les effets spéciaux nous mettent une claque du début à la fin, j'avoue avoir été tel un gosse tout au long du film, du lourd visuellement, du très très lourd visuellement !!!

Pour conclure, Pacific Rim à quoi ?

Malgré un scénario quelque peu simpliste, Pacific Rim s’impose comme l’un des meilleurs blockbusters de l’année. Ce genre de blockbuster unique aux allures de tôle froissée et de destruction massivement stylé.

L'essentiel de la note est dû à des effets spéciaux tout bonnement exceptionnels ! Gardons aussi le reste de l’œuvre pour son audace au niveau de l'adaptation. Une aventure que l'on a plutôt l'habitude de voir dans un mangas (Les Méchas Japonais style Code Geass, Evangelion ou encore Patlabor).

Un film qui tient très bien la route car on ne cherche pas à en faire des tonnes (même si les protagonistes principaux pèsent des tonnes), ici les mots d'ordres sont la générosité et la sincérité. Généreux dans son spectacle absolument titanesque et tout simplement spectaculaire dans sont ensemble en toute sincérité.





Pacific Rim de Guillermo Del TORO est sortie le 17 Juillet 2013 dans nos salles. Avec au casting Idris Elba (Thor) Charlie Hunnam (Sons of Anarchy), Rinko Kinkuchi (Babel), Charlie Day (Comment tuer son boss ?) et Ron Perlman (Hellboy).


Note : 4,5/5